Pourquoi le Lifting Deep plane est mieux qu’avant ?
Le lifting “deep plane” est souvent considéré “mieux qu’avant” surtout parce qu’il répond à une limite majeure des anciens liftings : tirer la peau au lieu de repositionner les tissus profonds qui ont réellement chuté avec le temps.
1) C’est quoi exactement un deep plane ?
Dans un deep plane, le chirurgien ne se contente pas de retendre la peau ou de “plier” le SMAS. Il travaille sous le SMAS, dans un plan plus profond, pour libérer des ligaments de maintien et remonter en bloc :
- la zone des pommettes / milieu du visage (midface)
- les joues
- les bajoues
- souvent le cou si c’est un “extended deep plane”
L’idée : déplacer la structure, pas juste “tendre l’enveloppe”.
2) Pourquoi c’est souvent plus naturel que les liftings d’avant ?
Moins de traction sur la peau = moins d’effet “tiré”
Les techniques plus anciennes (ou plus superficielles) pouvaient donner :
- tempes trop tirées
- bouche “étirée”
- aspect “windblown” (soufflé par le vent)
En deep plane, comme une partie du résultat vient de la remise en place des volumes, la peau est redrapée avec moins de tension → rendu souvent plus naturel.
Il restaure mieux la logique du vieillissement
Le vieillissement du visage, ce n’est pas “juste de la peau qui pend” :
- les coussins graisseux descendent
- les ligaments retiennent certains points → ça crée des creux et des plis
- la jonction joue–mâchoire se casse (bajoues)
Le deep plane traite mieux cette mécanique (descente + points d’ancrage).
3) Pourquoi le résultat peut paraître plus “puissant” sur certains visages ?
Amélioration du milieu du visage
C’est un gros point fort : le deep plane peut mieux améliorer :
- la pommette “qui s’affaisse”
- le sillon nasogénien (pas toujours effacé, mais souvent adouci)
- la transition joue–paupière inférieure chez certaines personnes (selon anatomie)
Beaucoup de liftings “classiques” améliorent surtout la mâchoire et le cou, mais moins le midface.
Jawline plus nette sans “tirer sur la commissure”
On peut souvent obtenir une mâchoire plus dessinée en remontant les tissus qui forment la bajoue, plutôt qu’en tirant la peau vers l’arrière.
4) Pourquoi ça peut mieux vieillir dans le temps ?
En théorie (et souvent en pratique), un repositionnement des tissus profonds tient mieux qu’une correction dépendante de la peau, car :
- la peau se relâche naturellement
- si le résultat dépend surtout de la peau, il “lâche” plus vite
- si le résultat dépend d’un repositionnement structurel, il est souvent plus stable
Attention : la durée dépend énormément de la qualité de peau, de l’hygiène de vie, et surtout de la technique du chirurgien.
5) “Mieux qu’avant” veut aussi dire : technique plus maîtrisée aujourd’hui
Même si le deep plane existe depuis longtemps, il est beaucoup plus populaire aujourd’hui parce que :
- l’anatomie des plans et des ligaments est mieux enseignée/standardisée
- les chirurgiens ont développé des variantes plus précises (deep plane étendu, approches plus conservatrices selon les zones)
- la gestion de la récupération (hémostase, pansements, protocoles) est souvent plus cadrée
Un beau visage est le plus beau de tous les spectacles; et l’harmonie la plus douce est le son de voix de celle que l’on aime. Jean de La Bruyère
6) Est-ce que c’est mieux pour tout le monde ? Non.
Le deep plane est souvent un excellent choix, mais pas “automatiquement supérieur” dans tous les cas.
Profils qui en profitent souvent beaucoup
- bajoues marquées
- relâchement du milieu du visage (joues “tombantes”)
- plis nasogéniens très structurés par la chute
- besoin d’un résultat naturel sans traction cutanée visible
Profils où une autre approche peut suffire (ou être plus logique)
- relâchement surtout cutané léger → mini-lift / SMAS plication parfois ok
- visage très “creusé” (perte de volume) → deep plane + lipofilling souvent, sinon ça peut paraître “tiré mais vide”
- problème principal = peau (texture, taches, ridules) → il faut souvent associer resurfacing (laser/peeling), car le lifting ne change pas la qualité de peau
7) Le revers de la médaille (important)
- C’est plus technique : le résultat dépend énormément du chirurgien.
- Le risque existe (comme tout lifting) : hématome, troubles de sensibilité, irrégularités, et surtout la question des branches nerveuses (même si un bon chirurgien minimise ce risque).
- La récupération : souvent similaire aux autres liftings, mais l’œdème peut être plus notable selon l’étendue.
8) Les 7 questions à poser à un chirurgien (pour savoir si “deep plane” est bien fait, pas juste un mot marketing)
- “Deep plane” chez vous = quel plan exactement ? (deep plane étendu ou non)
- Quels ligaments libérez-vous et pourquoi ?
- Quel est votre plan pour le cou (platysma, sous-menton) si besoin ?
- Est-ce que vous associez parfois lipofilling pour éviter l’effet “remonté mais creux” ?
- Quelle est votre stratégie pour une cicatrice discrète (tension cutanée minimale) ?
- Votre taux d’hématome et votre conduite si ça arrive ?
- Photos avant/après à 6–12 mois (pas seulement à 6 semaines).



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